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L’entomologiste Jean-Henri Fabre reprend deux textes de Moquin-Tandon et Lamartine sur l’olivier

Jean-Henri Fabre (Saint-Léons, 1823/1915)
Naturaliste et entomologiste français, auteur des Souvenirs Entomologiques.

Type de document : manuscrit autographe

Nb documents : 1 - Nb pages : 2 pp. - Format : In-folio

Lieu : S.l.

Date : [1872-1873]

Destinataire : Sans

Etat : Pliures. Quelques empreintes de doigts.

Description :

Manuscrit autographe de Jean-Henri Fabre, intitulé L'Olivier. S.l.n.d. [1872-1873], paginé de 31 à 32, constitué de deux parties consacrées à l'olivier.

  • La première est formée d'un texte du botaniste et médecin Alfred Moquin-Tandon : "Près de Nice, Berthelot a mesuré, en 1832, un Olivier séculaire qui lui a offert un tronc de 12 m. 42 de circonférence à la base, et de 6 m. 26 à un mètre et demi au-dessus du sol. La hauteur du tronc était de 2 m. 78. Cet arbre présentait un aspect imposant, malgré son état de décrépitude. On peut avancer qu’il est aujourd’hui, en Europe, le vétéran de son espèce. Cet Olivier a produit, en 1828, plus de 100 kilogrammes d’huile ; jadis il en fournissait jusqu’à 150. Cet arbre paraît âgé de plus de 1000 ans. Le jardin des Olives, au voisinage de Jérusalem, renferme encore huit de ces arbres rendus célèbres par le christianisme. Ces Oliviers ont au moins 6 mètres de circonférence sur 9 à 10 de hauteur [...]".
  • La seconde, d'un texte d'Alphonse de Lamartine : "A la base du mont des Olives, un petit mur de pierres sans ciment entoure un champ que huit Oliviers, espacés de trente à quarante pas les uns des autres, couvrent presque tout entier de leur ombre. Ces Oliviers sont au nombre des plus gros arbres de cette espèce que j’aie jamais rencontrés : la tradition fait remonter leurs années jusqu’à la date mémorable de l’agonie de l’Homme-Dieu, qui les choisit pour cacher ses divines angoisses. Leur aspect confirmerait au besoin la tradition qui les vénère. Leurs immenses racines ont soulevé la terre et les pierres qui les recouvraient, et, s’élevant de plusieurs pieds au dessus du niveau du sol, présentent au pèlerin des sièges naturels, où il peut s’agenouiller ou s’asseoir pour recueillir les saintes pensées qui descendent de leurs cimes silencieuses. Un tronc noueux, cannelé, creusé par la vieillesse comme par des rides profondes, s’élève en large colonne [...]".

Ce chapitre a été publié dans une anthologie de textes sur les végétaux "Lectures scientifiques. Botanique" [Paris, Delagrave, 1873]. Il constituait le chapitre VII.

Encre brune.

700,00

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