REF: 12442

Le salonnière Sophie Lalive de Bellegarde comtesse d’Houdetot critique Diderot

Sophie Lalive de Bellegarde (Paris, 1730/1813)
Salonnière française.

Type de document : lettre autographe

Nb documents : 1 - Nb pages : 2 pp. - Format : In-4

Lieu : S.l.

Date : S.d.

Destinataire : Louis-Elisabeth de La Vergne, comte de Tressan (1705-1783)

Etat : Bon

Description :

Lettre de la salonnière Sophie Lalive de Bellegarde, comtesse d’Houdetot, qui fut l'amie de Rousseau et la maitresse de Saint-Lambert.

Amusante et belle lettre adressée à Louis-Elisabeth de La Vergne, comte de Tressan, qu'elle appelle « mon cher voisin ». La comtesse d’Houdetot critique avec humour le grand Diderot.

Sachant que Tressan est en compagnie de son fils et de Russel, elle préfère le laisser avec "ces deux aimables convives" dont la compagnie est "plus agréable que celle d’une américaine en tems de guerre". Elle ajoute : "Ô que je distingue bien avec vous l’âme de l’imagination ! cette dernière me sert à voir mon âme occuper à adoucir tout ce que la vôtre pense de beau et de sublime ; à me rapprocher le tems où je verray l’être suprême récompenser les vertus qu’il vous a données, par les lumières de la grâce, à me montrer le philosophe bienfaisant devenu parfait chrétien. Le second tome de l’abbé de Crillon répondra à vos objections sur les deux objets dont vous m’avez parlé, et vous verrez, mon cher voisin, que ces mystères dont vous connaitrez la nécessité sont bien plus aisé à comprendre que les mystères du grand Prototype de Diderot et de son sentiment obtus des pontes de l’air, de l’eau, des étoiles, la transformation des carpes et des brochets en homme && mon inquiétude automate ne m’a point encore menée au point d’avoir l’esprit de divination que ce grand manouvrier avoüe nécessaire pour l’intelligence de son système et dont il assure humblement d’avoir seul la clef. Vous me pardonnerez mon incrédulité je pense, le grand Buffon étant aussi aveugle que moy [...]» Buffon était effectivement un grand ami de Tressan.

Encre brune sur papier vergé filigrané. Petite croix au feutre rouge en coin des deux pages

1200,00

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