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REF: 11887

Trois vers de Victor Hugo pour La Forêt mouillée

Victor Hugo (Besançon, 1802/1885)
Poète et écrivain français, membre de l'Académie française (1841).

Type de document : manuscrit autographe

Nb documents : 1 - Nb pages : 1 p. - Format : 1,6 x 13,5 cm

Lieu : Sans

Date : [1854]

Destinataire : Sans

Etat : Bon

Description :

Premier jet de trois vers, correspondant au dialogue du moineau, extrait de la scène II de pour La Forêt mouillée, comédie en vers, écrite en 1854 et représentée pour la première fois au Théâtre-Français, le 22 février 1930. Le tercet fut barré d'un trait par Hugo.

Fragment autographe d'une comédie en vers de Victor Hugo, intitulée La Forêt mouillée

Version intermédiaire présente :

"Je me suis ingénié [?] à leur répondre du temps que

j'avais pris pour arbre pour gîte pour palais

la barbe d'un vieil antre ami de Rabelais".

Le mot "Comédie" a été inscrit dans la marge gauche par Hugo.

Version éditée deviendra "[...] J'ai cueilli cette morale Du temps où, ne rêvant qu'églogue et pastorale, Dans les bois de Meudon j'avais pris pour palais La barbe d'un vieil arbre ami de Rabelais [...]".

Cette comédie fut édité dans Théâtre en liberté, un recueil de pièces dramatiques de Victor Hugo, publié en 1886 à titre posthume et composé par le maître durant son exil à Jersey et Guernesey. Il contenait les pièces suivantes : La Forêt mouillée, La Grand-mère, Mille francs de récompense, L'Intervention, L'Épée, Les Deux Trouvailles de Gallus, Torquemada, etc.

"Hymne à l'honneur du printemps, [La Forêt mouillée] prélude aux Chansons des rues et des bois tout en reflétant les idées métaphysiques de Victor Hugo pour qui l'âme est répandue partout, de l'homme à la bête, au végétal et même au minéral. On y devine le souvenir du Songe d'une nuit d'été de Shakespeare". (Victor Hugo, Théâtre complet, Pléiade, II, 1907).

Émile Verhaeren écrira à propos de ce recueil : « Le Théâtre en Liberté étale des vers superbes […]. Voici soudain un vol génial qui passe sur cet étang comme un glissement subtil de soleil sur l’eau. Et tout s’éclaire et s’enflamme et s’incendie […]. Hugo a été devant la nature tantôt effrayant visionnaire, tantôt « un ami de la maison ». Il cite ensuite ledit tercet (Hugo et le romantisme, Émile Verhaeren, Éditions complexe, 2002).

Encre brune sur papier vergé contrecollé sur papier fort bleu.

900,00 810,00

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