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Suffren dirige la flotte française en Inde et manque d’argent

Suffren de Saint-Tropez (Château de Saint-Cannat (Aix-en-Provence), 1729/1788)
Vice-amiral français, bailli et commandeur de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

Type de document : Lettre signée

Nb documents : 1 - Nb pages : 2 - Format : In-4

Lieu : S.l.

Date : 1er juillet 1782 "à midi"

Destinataire : Sans

Etat : Pliures centrales, papier légèrement jauni.

Description :

Rare et intéressante lettre de Suffren de Saint-Tropez, relative aux prisonniers de guerre, au manque d'argent, aux problèmes de recrutement et d'appointement des soldats, etc :

"[...] Je trouve qu'il est bien généreux de faire à nos prisonniers le même traitement que nous faisons à nos soldats. Mais comme les agens du Nabab peuvent bien syncoper ses portions, je ne vois point d'inconvénient de les laisser telles qu'elles sont.

Quant aux officiers et autres, je trouve votre réflexion sur l'argent, juste quoiqu'en Europe les officiers ayant un schilling et les autres un demi Schilling sans nourriture.

Ayez la bonté de ne prendre pour Officiers que les officiers de la Marine royale et d'Infanterie, on doit y comprendre le Mester de l'Annibal. Les Muschmann capitaines marchands et autres ne sont pas de ce nombre. [...]". Un commissaire couterai trop cher ; "[...] Les Hollandois demandent la réponse relativement à leur Nankin. Prenez en le moins que vous pourrez, parce que nous payons le tiens comptant et que nous avons plus d'argent."

Depuis le début des années 1780, la guerre maritime fait rage entre français et anglais pour la domination de l'océan indien. Suffren, alors en escale à Gondelour, port indien au sud de Pondichéry, est chef d'escadre de la flotte française, à bord du Héro (navire de 74 canons). Quatre autres navires sont sous ses ordres dont l'Annibal. Il projette d'attaquer le port de la ville de Nègapatam, contrôlé par les anglais.

Le nabab Haidar Ali, allié de la France, fut l'un des principaux opposants à l'instauration du pouvoir britannique en Inde. Suffren lui avait confié la garde des prisonniers.

Encre brune sur papier vergé filigrané.

Vendu