Paul Eluard se dit effrayé de la supériorité de « celui qui parle »
Paul Éluard (Saint-Denis, 1895/1952)Brouillon de réponse (probablement inachevée) de Paul Éluard à la lettre d'admiration que Paul Ménard lui a écrite (jointe) à l'occasion de la publication de son recueil de poèmes Hymnes à la Présence solitaire (Cahiers du Sud, 1951).
"Mon cher Ménard, je suis toujours un peu effrayé de l'espèce de supériorité que se confère celui qui parle. Je la ressens chez vous à vous lire, en moi à vous écrire. Je me sens obligé de vous comprendre, obligé de vous répondre, même à ce mot très obscur".
Dans sa lettre, René Ménard lui exprime sa peur et son irrésistible envie de lui adresser son recueil, tiraillé entre la crainte de son jugement et la vénération qu'il lui voue (2 pp. in-4, déchirure au pli).
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