Jean-Martin Charcot cherche un traitement pour son patient russe Poliakov, également soigné par Botkine
Jean-Martin Charcot (Paris, 1825/1893)Jean-Martin Charcot sollicite l'aide d'un de ses confrères [possiblement le médecin Adolphe Thierry, découvreur de la source minérale de Contrexéville] pour soigner un patient de l'aristocratie russe, souffrant d'une dilatation de l'aorte et d'importants calculs rénaux.
"Mon cher confrère,
Mr de Poliakof de Pétersbourg est un de mes anciens clients. Il présente une dilatation de l’aorte depuis longtemps constatée par Botkin et qui de temps en temps produit des accès dysphasiques quelques fois avec hémoptysie – dans ces tous derniers temps léger gonflement du foie et de la rate, par moment gonflement des membres inférieurs, et un peu d’albumine dans les urines. Mais l’affaire qui me préoccupe en ce moment et qui motive le voyage à Contrexéville, c’est l’émission habituelle de sable, et l’émission deux fois rejetée de graviers assez volumineux qui n’est pas passé bien entendu sans produire de vives douleurs.
Je vous recommande très particulièrement M. de Poliakoff auquel je m’intéresse tout spécialement et je vous prie d’agréer l’assurance de mes sentiments dévoués. Charcot. 1887 29 juin.
Dans le cas d’hémorragie Botkin et moi nous mettons en avant la Digitale et l’extrait Thébaïque [à base d’opium], comme vous le verrez par nos prescriptions.
[Serguei Petrovitch Botkine (1832-1889), était un célèbre médecin russe, assistant de Pavlov. Le patient en question est probablement Samuel Polyakov (1837-1888), homme d’affaires russe, magnat du chemin de fer de l’Empire russe ; sa famille hébergea Charcot lors de son voyage en Russie quelques années plus tard].
Vendu


