REF: 12695

Ensemble de 3 lettres de jeunesse de Judith Gautier

Judith Gautier (Paris, 1845/1917)
Femme de lettres. Fille de Théophile Gautier.

Type de document : lettres autographes signées

Nb documents : 3 - Nb pages : 4 pp. - Format : In-8, in-12 et in-16

Lieu : S.l.

Date : 1854-[1862] et s.d.

Destinataire : Émilie et Zoé Gautier, les deux plus jeunes soeurs de Théophile Gautier

Etat : Quelques pliures et taches.

Description :

Ensemble de trois lettres de Judith Gautier, adressées à ses tantes Zoé et Emilie.

La première est rédigée à l'âge de 9 ans : "Ma bonne tante je t'aime de tout mon coeur ainssi [sic] que ma tante Emilie. Je ne vous oublie jamais dans mes prières et dis lui que j'ai suivi la messe du Sacré-Coeur [...]".

Depuis l'Angleterre, le 9 mai [1862], violente lettre révoltée et anglophobe : "Je commence à m'enfumer comme la ville, le noir des maisons me déteint sur l'âme, je m'embête, [...] je passe des journées entières à la maison et je n'ai pas la moindre envie de sortir. Ce pays d'empallés me révolte. Ici tout est choquant, on ne regarde pas par le fenêtre, on ne s'arrête pas à une boutique, si une anglaise ornée d'un plumet fantastique passe, on ne doit pas se retourner, on ne parle pas dans la rue, au théâtre on n'applaudit pas. En revanche, on se décollette jusqu'à la ceinture, ça ne choque pas. Les Anglais ont tellement l'air de mannequins qu'hier, à une exposition d'automates, je ne distingais pas les uns des autres. Je voudrais découvrir une poudre à Anglais comme il y a une poudre à punaises. Nous n'avons pas encore été à l'exposition, on en dit beaucoup de mal [...]". Elle voudrait rentrer mais on lui propose de rester en Angleterre pour épouser un Anglais, ce qu'elle refuse catégoriquement . "Des deux vomissements, j'aime mieux l'autre [...]".

 

Encre brune. Un chiffre gaufré et un en-tête imprimé "Pour l'Avenir".

750,00

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