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REF: 7063

Correspondance de la salonnière Mary Clarke et de son mari Jules Mohl.

Mary Clarke Mohl (1793/1883)
Salonnière, épouse de l'orientaliste Jules Mohl, elle tenait un salon très réputé rue du Bac fréquenté par Lord Byron, Stendhal, Juliette Récamier, Chateaubriand, etc.
Jules Mohl (Stuttgart, 1800/1876)
Orientaliste allemand naturalisé français, membre de l'Académie des Inscriptions.

Type de document : lettres autographes signées

Nb documents : 17 - Nb pages : 40 - Format : In-8

Lieu : Sans

Date : 1860-1875 et sans date

Destinataire : Fanny Tourgueniev (1835/1890), diariste, fille de Nicolas Tourgueniev.

Etat : bon

Description :

9 lettres de Mary Clarke Mohl (20 pp. in-8, 1860-1865 et sans-date). Elle invite Fanny Tourgueniev à participer à des dîners avec Ampère «amusant au possible», les "vaincus" (Barthélemy Saint-Hilaire, Prévost-Paradol, Jules Simon), lady Augusta, etc. Elle la console après le drame qui a frappé sa famille [octobre 1860]. «[...] dans les grandes peines, tous les discours sont inopportuns, le temps seul adoucit. Lizzy me dit que vous êtes tous un peu mieux, que M. de T. [Tourgueniev] commence à s'intéresser aux affaires, c'est la seule récompense donnée par la providence aux gens qui ne sont pas égoïstes et qui s'intéressent aux autres, c'est que dans les grands chagrins, ils peuvent se distraire au bout de quelque temps, parce qu'ils n'ont pas cultivé l'habitude de ne penser qu'à eux. J'ai été frappée de cela lorsque cette pauvre mad. de Récamier perdit M. de Chateaubriand ; elle était aveugle, viellle, n'avait plus autour d'elle aucun contemporain [...]». Elle donne des nouvelles de sa famille, de son mari, évoque la vie mondaine et les salons. «[...] après 10 jours, je suis revenue à son avis, il vaut mieux lire de bons livres que de voir des gens dont on ne peut estimer ni le caractère ni échanger une idée ; les moeurs y sont très mauvaises mais les manières y sont très agréables. J'ai été à un ballet quoique ce fut toutes des personnes dans des positions très moyennes, leurs manières, leurs tournures, leur politesse n'auraient déparé aucun salon ni à Londres ni à Paris, mais il ne faut pas savoir ce qu'ils disent, c'est pitoyable [...]». Elle parle de ses toilettes, du bonnet «tellement séduisant» qu'elle portait l'autre soir et qui la rendue si folle qu'elle se fait faire le même, se procure les souvenirs de Mme Récamier et de Mme Le Normant, ainsi que de grands crus, etc. 8 lettres de Jules Mohl écrites de Paris, Marienbad, Stuttgart et Londres (1874-1875, 20 pp.), évoquant essentiellement ses voyages (visites avec la reine, réceptions, etc.).

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