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REF: 4953

Boursault fait face à l’insalubrité de la voirie de Montfaucon.

Jean-François Boursault (Paris, 1752/1842)
Conventionnel girondin et directeur de théâtres, il constitua une riche collection de tableaux et de plantes exotiques.

Type de document : manuscrit autographe

Nb documents : 1 - Nb pages : 4 - Format : In-folio (grand)

Lieu : Sans

Date : vers 1813

Destinataire : Sans

Etat : petite fente à un pli

Description :

Manuscrit de Boursault intitulé : "Note des faits relatifs à l'exploitation de la voirie de Montfaucon et demandes faites par M. Yver, achitecte expert nommé à cet effet par M. le préfet du dépt de la Seine, à monsieur Boursault". [En 1808, Boursault acquiert la voirie de Paris, soit l'exploitation des eaux usées et des déchets organiques de toute la ville de Paris ; ces eaux, excréments et déchets sont déversés dans d'immenses étangs, au nord-est de Paris, à Montfaucon, là même où se dressait autrefois le fameux gibet. Boursault doit faire face à des problèmes d'insalubrité considérables]. Dans ce long rapport, il rend compte des problèmes auxquels il est confronté, des travaux qu'il a fait réaliser et qui ont porté leurs fruits, et de ce qu'il compte faire pour améliorer les conditions; tous ces arguments ayant pour objectif de renégocier avantageusement le bail. «En 1811, je me trouvais donc en mesure de vider cette grande fosse du bas, mais quel fut mon étonnement de voir que les puisards que j'avois fait faire ne débitoient plus, que les urines étoient au niveau des berges de l'étang de l'oiseau. Je parvins néanmoins à vider cette fosse, et de suite, j'y fis passer partie des eaux de l'étang, ce qui me servit et me favorisa pour la fouille de nouveaux puisards que j'entrepris l'hiver de 1811 à 1812. Je voulois me mettre en mesure de vider le cul de lampe dans le courant de l'été 1812. Deux puisards de 50 pieds de profondeur et 54 pieds de circonférence furent sans effet ; enfin, un 3e d'égale dimension donna de l'écoulement aux urines, par son orifice seulement, et elles filtrèrent dans le terrain du maraicher au dessous du chemin de Meaux [...]».

Avec une lettre autographe signée de Boursault (1806, 2 pp. in-4).

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