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Boieldieu et Kreutzer proposent Cherubini pour le jury de l’École de musique de Choron.

François-Adrien Boieldieu (Rouen, 1775/1834)
Compositeur.
Rodolphe Kreutzer (Versailles, 1766/1831)
Violoniste et compositeur. Beethoven, qui l'entendit à Vienne en 1803, lui dédia sa sonate pour violon n°9, qui devint la "sonate à Kreutzer".

Type de document : lettre autographe signée

Nb documents : 1 - Nb pages : 3 - Format : In-4

Lieu : Sans

Date : 01/04/1825

Destinataire : "monsieur le vicomte"

Etat : très bon

Description :

Longue lettre écrite par Boieldieu et signée conjointement avec Rodolphe Kreutzer, relative à l'école de musique d'Alexandre Etienne Choron (1771/1834) et de l'opéra de Boieldieu, Phamarond. "M. Lesueur m'informe qu'il a eu l'honneur de vous supplier de le dispenser, pour le moment, de faire partie de la commission que vous avez nommée pour examiner l'école de Mr Choron. Mais comme je crois indispensable qu'un des surintendants de la musique de la chapelle du Roi soit de cette commission, puisque eux seuls peuvent juger si les élèves de Mr Choron sont, ou peuvent être, par la suite, en état d'exécuter la musique qu'ils ont composée et qui fait le fond du répertoire de la chapelle, j'ose Monsieur le vicomte, vous exprimer le désir, si vous ne jugez pas à propos de nommer Mr Cherubini en place de Mr Lesueur, d'attendre le moment où Mr Lesueur sera libre de ses moments pour faire l'examen que vous désirez. Il peut se faire que dans cette séance qui n'est pas sans responsabilité pour moi, ma conscience me fasse être en opposition avec les parties intéressées : en leur présence je ne verrai que mon devoir et ne craindrai point d'exprimer librement mon opinion, mais en leur absence, je serai timide [...]. On m'a déjà fait un crime dans le monde musical d'avoir proposé de supprimer les femmes de l'école de Mr Choron, on a saisi cette occasion de me faire des ennemis et bien certainement mon intention était dégagée de ce qu'on lui reproche, persuadé que je suis que le sort des femmes destinées uniquement à la musique religieuse, ne peut qu'être insuffisant pour leur existence. Il n'y a donc pas d'inhumanité à fermer une porte qui ne les conduit pas à un but satisfaisant". Il évoque ensuite son opéra Phamarond. "Les répétitions se font avec un zèle dont j'ai peu eu d'exemple. Je ne crains pas d'assurer que Mr Piccini est l'âme qui anime les études à l'Académie royale de Musique. Mes collaborateurs et moi, nous lui avons de grandes obligations et comme nous savons qu'il vous a exprimé le désir d'être porté sous les yeux du Roi pour la décoration de la légion d'honneur, si notre faible voix pouvait être de quelqu'utilité pour lui, nous osons la faire entendre [...]".

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