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Barbey d’Aurevilly annonce son prochain roman

Jules Barbey d'Aurevilly (Saint-Sauveur-le-Vicomte, 1808/1889)
Écrivain et dandy français.

Type de document : lettre autographe signée

Nb documents : 1 - Nb pages : 3 pp. - Format : In-8

Lieu : Paris

Date : 28 octobre 1880

Destinataire : le directeur du Gaulois (Meyer ?)

Etat : Petites taches

Description :

Belle lettre de Jules Barbey d'Aurevilly, dans laquelle il est question de ses futurs écrits et de son roman Ce qui ne meurt pas. Quelques ratures et une correction.

"[...] Un monde de choses en retard et à mettre en ordre m'ont empêché d'aller au Gaulois et je vous demande encore crédit de quelques jours. Mon intention et mon désir sont toujours de vous voir pour arrêter nos conventions. En attendant, je m'occupe déjà de vous, puisque je vous prépare un roman, en deux volumes, à publier après celui de M. de Montépin.

Mais puisque mon temps est pris pour qq. jours encore, voulez-vous Monsieur, que nous causions un peu de ce que je dois faire à votre journal & que nous posions les bases de nos futures arrangements ?

Le roman que je vous prépare & que je vous propose est un roman d'analyse & de passion, en deux volumes, intitulé "Ce qui ne meurt pas". C'est un roman du temps avec les moeurs du temps, aussi profond et creusé que j'ai pu creuser & l'approfondir.

Ce roman, Monsieur, combien êtes vous disposé à le payer ? Puisqu'il faut toujours en revenir à cette vulgaire question ?

Sa publication ne m'empêcherait pas de faire des articles dans votre journal, sous une rubrique quelconque - par exemple "Vices et ridicules du temps". J'en ferai deux ou quatre par mois, à ma convenance, mais je ne voudrais pas être tenu strictement au nombre quatre... et comme vous me payeriez à l'article, cela doit vous être indifférent.

Après mon roman, je pourrais vous donner mon Traité de la Princesse, si j'avais quelque succès chez vous.

Et maintenant après la bonté de me dire quelles sont vis conditions, pour que nous puissions les établir soit par un lettre, soit par un traité. [...].

Belle signature.

Ce qui ne meurt pas fut édité par Alphonse Lemerre, en 1884.

Encre noire et une correction autographe à l'encre rouge sur double feuillet de papier vergé filigrané "Original Turkey Mill Kent" avec la devis de l'écrivain, imprimée en rouge t en-tête "Never More".

1200,00

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