REF: 14600

Pichegru dénonce l’indiscipline et les pillages dans l’armée à Mayence

Jean Charles Pichegru (Planches-près-Arbois, 1761/1804)
Général, commandant en chef de toute l'armée du Rhin, il prend part à la conspiration de Cadoudal et se suicide en prison.

Type de document : lettre signée

Nb documents : 1 - Nb pages : 2 pp. - Format : In-folio

Lieu : Illkirch

Date : 23 Fructidor an 3 [9 septembre 1795]

Destinataire : Jean-François Reubell (1747-1807), constituant et conventionnel

Etat : Petites effrangures (2) en pied du document

Description :

Intéressante lettre de Pichegru à Reubell, ornée d'une belle et grande vignette gravée de l'Armée de Rhin et Moselle, figurant la République entourée des attributs de la Guerre [non répertoriée par Boppe et Bonnet, Les Vignettes emblématiques sous la Révolution : variante de la planche 66 reproduisant celle utilisée par Pichegru comme général en chef de l'Armée du Nord].

Pichegru aborde les problèmes "d'indiscipline et de pillage" dans les troupes à Mayence. "Sans aller plus loin dans les causes, je le trouve dans la mauvaise organisation de la Justice Militaire", qui a encouragé la destruction de la discipline. "Ils en ont relâché tous les liens, en donnant toujours droit au soldat, et en le renvoyant absous dès qu'il ne s'agissait que de fautes d'insubordination, de voies de fait. Je dirai même d'assassinats envers des officiers : aussi arrive-t-il que lorsqu'un officier se présente pour arrêter les troupes de maraudeurs, bientôt les soldats, sûrs de l'impunité, lui tirent des coups de fusils et de pistolets [...]"

Pichegru veut remédier à cela et prendre des mesures pour "dégager la justice militaire". "L'inaction des troupes peut bien concourir à inspirer l'esprit de maraude, mais non l'insubordination; c'est au contraire dans les moments de repos que la discipline et la subordination doivent reprendre du nerf; et si, avant qu'il ait été fait quelques exemples de sévérité, elles se trouvaient dans le cas d'agir un peu au large, vous ne verriez que crimes et horreurs : je fais cependant des préparatifs pour les faire agir [...]".

Pichegru ajoute en P.s. : "J'ai fait part de ces observations au Comité de Salut public".

800,00

Ajouter à la liste de souhaits