En 1942, après sa rupture avec Maurras, Brasillach continue à lire « pieusement » l’Action Française
Robert Brasillach (Perpignan, 1909/1945)Après sa rupture avec Charles Maurras, qui refusera de le revoir après avoir affirmé : « Je ne reverrai jamais les gens qui admettent de faire des tractations avec les Allemands », Robert Brasillach continue malgré tout à lire l'Action Française, comme il le dit, dans cette lettre écrite de Bandol en juillet 42.
"Je rentre à Paris demain matin, et j'espère revenir vers le 6 ou 7 août. Ne me cherchez pas dans le train de Lyon de 23 heures, il n'est pas commode quand on vient de Paris. Mais nous nous verrons peut-être car ma soeur et mon beau-frère Maurice Bardèche s'en vont à Saint-Raphaël (Hôtel Beauséjour) où je pense les rejoindre. Ici, c'était à des prix exorbitants, surtout pour l'exiguïté de la nourriture. Alors, nous irons tenter notre chance ailleurs, et plus près de là où vous serez. Je vous le dirai dès que j'y serai.
Merci des renseignements sur l'a.f. [l'Action Française] que je lis pieusement chaque jour, comme on rendrait hommage à un grand défunt [...]".
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