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Chaper : rapport de mission sur la côte nord du Venezuela

Maurice Chaper (Dijon, 1834/1896)
Naturaliste, paléontologue et géologue, président de la Société zoologique de France, il mena de nombreuses explorations botaniques et zoologiques en Californie, dans les Montagnes Rocheuses, au Venezuela, en Inde, à Bornéo, etc. Il fit don de ses collections au Muséum.

Type de document : Manuscrit signé

Nb documents : 1 - Nb pages : 20 pp. + un double feuillet de titre - Format : In-folio

Lieu : Paris

Date : 3 avril 1886

Destinataire : Sans

Etat : Fente au pli central du feuillet double de titre

Description :

Manuscrit de Chaper, daté et signé, intitulé « Rapport de mission sur la côte nord du Venezuela », retraçant sa mission d'exploration scientifique en Amérique du sud.

Passionnants et nombreux renseignements sur la faune (principalement) des environs de Nueva Barcelona, récoltés durant sa mission de 5 semaines.
« [...] Monsieur le Ministre, Par un arrêté en date du 25 août 1884 Vous m'avez fait l'honneur de me charger d'une mission scientifique gratuite au Venezuela à l'effet d'y entreprendre des recherches d'histoire naturelle et d'y recueillir des collections destinées à L'Etat. [...]". Il explique les raisons de son retard puis expose les caractéristiques du pays, de son climat, de ses sols, son commerce de fruits locaux, évoque la création du port de Guanta, etc. Il expose ensuite ses recherches, classées dans l'ordre suivant : Vertébrés (mammifères, oiseaux, reptiles et poissons), Articulés (crustacés, insectes), Mollusques, Rayonnés et Animaux inférieurs. Il termine son rapport par la botanique et la géologie.

"Les reptiles sont très abondants, surtout les sauriens, mais les deux plus grosses espèces, si gênantes parfois dans certaines parties de l’Amérique du Sud, le boa d’une part, et le caïman de l’autre, ne fréquentent plus ces parages [...]. Le plus grand serpent que j’ai rencontré (sans pouvoir le capturer) avait environ 1m20 de longueur et d’un diamètre de 30 à 35 mm : il était vert et presque à coup sûr non venimeux. Le plus grand saurien que j’ai vu avait un mètre de long et le corps volumineux : coureur rapide, d’une teinte grise assez uniforme, la mâchoire fortement armée ; je l’avais tué dans un marais où probablement il chassait. J’étais à ce moment à plus de vingt-quatre heures de distance de tout moyen de préparation, même provisoire. Je le laissai manger par les habitants du rancho où je passai la nuit. J’ai rapporté dans l’alcool 22 échantillons de reptiles, savoir : 2 ophidiens, 6 sauriens et trois batraciens [...]".

Encre noire sur six double feuillets, dont cinq réglés au crayon à papier.

500,00

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