N° 6601
  Régionalisme -> XVIIIe
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Le constituant Gossin milite pour un grand bailliage de Bar-le-Duc.
Type de document Lexique :
  • Lettre autographe signée : entièrement écrite et signée de la main de l'auteur.
  • Lettre autographe : entièrement écrite de la main de l'auteur, mais non signée.
  • Lettre signée : écrite par un secrétaire et signée de la main de l'auteur.
  • Lettre dactylographiée signée : tapée à la machine et signée de la main de l'auteur.
  • Manuscrit : écrit à la main.
  • Manuscrit autographe : entièrement écrit de la main de l'auteur, mais non signé.
  • Manuscrit autographe signé : entièrement écrit de la main de l'auteur et signé.
  • Apostille : ajout en bas ou en marge d'une lettre.
  • Paraphe : signature abrégée ou simplifiée.
  • Chiffres : Entrelacs formé des initiales d'une personne.
  • Armes : signes et devises de l'écu d'une famille, d'une ville.
  • Parchemin : peau de mouton (ou de chèvre) traitée pour l'écriture.
  • Vélin : qualité supérieure du parchemin, fait d'une peau de veau plus fine et plus lisse.
  • Sceau : empreinte, généralement en cire, d'un cachet officiel.
  • Gaufrage : relief obtenu par impression d'une gravure en creux.
  • Oblong ou format à l'italienne : plus large que haut.
: lettre autographe signée
Nb documents : 1 - Nb pages : 10
Format Correspondance approximative des formats en cm :
  • In-plano : 42 x 31 cm
  • In-folio : 31 x 21 cm
  • In-4 : 24 x 18 cm
  • In-8 : 21 x 13 cm
  • In-12 : 17 x 11 cm
  • In-16 : 13 x 10 cm
  • In-32 : 10 x 6 cm
: In-4
Lieu : Bar-le-Duc
Date : 18/05/1788
Etat : très bon
Prix : 800 €
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Description : Longue lettre du lieutenant civil et criminel au bailliage de Bar-le-Duc (et futur constituant), Pierre François Gossin. Il adresse des pièces pour un procès contre les Bénédictines de Saint-Vanne [de Verdun] et demande l'intervention de son correspondant car «l'intérêt de cette affaire est assez considérable». Il évoque une autre affaire contre l'hôtel de ville dont il craint que les sièges de police ne soient pas compris dans les nouveaux édits, et se bat pour que sa situation soit reconnue «par le nouvel ordre des choses». «Par mon édit de création, je suis lieutenant criminel, c'est en conséquence de ces deux offices réunis que la finance de ma charge est de soixante et douze mille francs ; je ne puis souffrir que l'on démembre l'un de ces offices, et je pense qu'il faudra solliciter ou que mon siège reste dans le même état, ou que si M. le garde des sceaux ne veut pas faire d'exception, obtenir de lui que je sois de nouveau pourvu de l'office de lieutenant criminel [...]. Le bailliage de Bar étant composé de six conseillers, d'un assesseur, d'un lieutenant particulier, d'un lieutenant général, il me paroit assez complet pour remplir les vues de mons. le garde des sceaux. J'ai l'honneur d'être connu de lui [...]». Puis il expose longuement son projet d'un grand bailliage pour Bar-le-Duc. «Il y auroit une chose plus importante encore à lui demander, ce seroit un grand bailliage pour Bar, ville capitale assez considérable qui le mériteroit bien plus que Mirecourt qui n'est qu'un bourg. Notre position offre beaucoup d'obstacles au succès de cette demande. Nous sommes le dernier bailliage du ressort du parlement, bornés d'une part par le bailliage de St Mihiel qui est du ressort du parlement de Nancy, de l'autre par le bailliage de Verdun qui ressort au parlement de Metz ; nous ne pourrions avoir pour ressort que le bailliage de La Marche qui est peu considérable, et qui avec celui de Bar, forme les deux bailliages du Barois mouvant, le bailliage de St Dizier qui n'a guère que soixante paroisses, et celui de Varennes, pays pauvre. Tous ces bailliages ne peuvent guère offrir un arrondissement digne d'un grand bailliage. Il faudrait, en ce cas, nous jeter sur la Lorraine et le Barois non mouvant, qui sont du ressort du parlement de Nancy, et je ne me soucis pas du tout que mon siège soit dans une dépendance de ce parlement, outre que Mgr le garde des sceaux n'a pas voulu toucher aux ressorts [...]». Il va lui adresser les pièces en conséquence de cette demande, ainsi que celles pour obtenir un présidial à Bar.

1754 / 1794 - Lieu de naissance : Souilly(Meuse) - Pays : France
Avocat, député du Tiers aux Etats généraux de 1789, procureur-syndic de la Meuse, accusé d'intelligence avec l'ennemi, il est guillotiné le 24 juillet 1794, cinq jours avant le 9 thermidor.