REF: 11130

Manuscrit du Casanova de Guillaume Apollinaire, de la main de Jacqueline

Jacqueline Apollinaire (Le Tholly, 1891/1967)
Epouse de Guillaume Apollinaire (le 2 mai 1918), on lui doit de nombreuses oeuvres posthumes du poète. Elle était la "Jolie Rousse" du poème.

Type de document : manuscrit autographe

Nb documents : 1 - Nb pages : 51 pp. - Format : In-4

Lieu : Sans

Date : S.d.

Destinataire : Sans

Etat : Bon, petites pliures et déchirures au manuscrit

Description :

Réunion, sous trois formes intermédiaires, de l’ouvrage Casanova, de Guillaume Apollinaire :

Manuscrit de travail complet de la main de Jacqueline Apollinaire. Environ 51 pp. in-4, cahier d’écolier à carreaux, cartonnage avec dos renforcé de papier noir. Le manuscrit, écrit sur le recto des pages, comporte des corrections et des ajouts, parfois importants, sur la partie gauche. Quelques passages biffés ou feuillets découpés.

Le texte comporte d'importantes variantes et changements par rapport à l'édition imprimée de Gallimard. Il est cependant assez semblable au manuscrit autographe d'Apollinaire, conservé à la Bnf, écrit au dos de Lucrèce Borgia, avec néanmoins des différences dans l'ordre des passages.

Avec Casanova, pièce qualifiée de "comédie parodique" en sous-titre, écrite entre 1917 et 1918, Apollinaire aborde un genre tout à fait différent, l’opéra bouffe. La musique devait être composée par Henry Defosse, chef d’orchestre aux Ballets russes.

Dans la préface qu'il rédigea à l'E.O. de Casanova (Gallimard, 1952), Robert Mallet précise : "Apollinaire avait formé le projet d'écrire un texte qui, celui-là, serait réellement la matière d'une oeuvre musicale. L'idée lui en était venue chez Picasso où il rencontrait des danseurs et les musiciens des Ballets Russes [...]. Il envisageait des divertissements chorégraphiques qui s'adapteraient à des scènes comiquement lyrique [...]. Il se mit à écrire un dialogue de comédie italienne dont le titre fut Casanova [...]. Il n'acheva le troisième acte que le 5 août 1918 à Kervoyal, la villa qu'il avait alors louée dans le Morbihan. Sa mort, quelques semaines plus tard, fit se refermer sur son oeuvre à peine signée des cartons d'où Mme Apollinaire vient de l'extraire."

Nous relevons, par exemple, comme variante importante, par rapport à l'édition originale et aux présentes épreuves :

"[Scène IV]

Juste avant l'entrée de Casanova la Marquise chante

Oui la nuit favorise les amours

Parcourons avant les alentours

De l'hôtellerie

Faisons le tour

Elle donne peut être sur la cour

Sa chambre ou dort charmant comme l'amour

l'objet de ma folie

Ce Bellino duquel dès la chute du jour

Mon âme en vain rêva !

[Passage biffé] La marquise apercevant Casanova

[Passage biffé] Quelqu'un m'épie

[Passage biffé] Oh l'âme vil

Casanova d'abord sans voir la marquise [...] J'ai fais le tour de l'hotellerie

C'est par ici qu'il dort

Accordons d'abord l'instrument de ma rêverie [mot biffé]".

 

On joint :

- Jeu d’épreuves, en partie corrigées (sur 5 pp.) avec mention de la main de Robert Mallet, qui rédigea la préface de l'édition. 56 pp. Daté du 22 mars 1951.

- L'édition originale, publiée chez Gallimard, en 1952. Un des 100 exemplaires hors commerce (n° 1691), non coupé. Exemplaire parfait.

3200,00

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